Le Cambodge, nouveau venu sur la carte viticole asiatique

Parti de Birmanie de bon matin et après une journée pleine avec trois avions (Heho-Mandalay, Mandalay-Bangkok, Bangkok-Siem Reap), je suis très excité à l’idée de débarquer au Cambodge. J’ai entendu dire qu’il y avait un petit domaine perdu dans la campagne de Battambang et je compte bien mettre la main dessus !

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Où se trouve-t-il exactement ? À quoi ressemble-t-il ? Pourquoi avoir planté de la vigne au Cambodge ? Autant de questions auxquelles il me tarde de trouver des réponses… En route pour une exploration hors des sentiers battus des plus rocambolesques.

Un vignoble bien caché

Croyez-vous en la bonne étoile ? Personnellement, oui. À chaque fois que je me suis retrouvé au pied du mur dans cette formidable aventure, j’ai toujours eu la chance de croiser une personne pour me remettre sur le bon chemin. J’en suis d’ailleurs reconnaissant chaque matin.

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Ma bonne étoile cambodgienne se nomme Visooth Lohitnavy (propriétaire du domaine GranMonte en Thaïlande et que j’avais rencontré trois semaines plus tôt). Il a croisé il y a quelques années de cela Mr Chan Thaychheoung, le propriétaire du fameux domaine cambodgien, et m’a proposé de nous mettre en relation. Quelle veine !

Après quelques brefs échanges dans un anglais sommaire, mais efficace, me voilà débarqué à Siem Reap avec pour seule indication, qu’il me faut prendre un bus demain jusqu’à Battambang. C’est tout. Je ne sais ni où, ni à quelle heure prendre le bus. Le staff de la maison d’hôtes dans laquelle je suis hébergé pour la nuit ne parle pas anglais. Il m’envoie à la blanchisserie voisine, où la patronne semble avoir l’habitude d’aiguiller les voyageurs. “C’est 6$ pour Battambang, départ à 10h“.

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Le lendemain, un mini bus passe me récupérer. Il est rempli d’une dizaine de sympathiques voyageurs. J’apprends que l’on a tous payé un prix différent, entre 5 et 7$. C’est un peu à la tête du client, paraît-il. Direction la gare ferroviaire à la sortie de la ville – car les bus sont interdits dans Siem Reap. Après 200 km, une circulation quelque peu chaotique sous un soleil de plomb et quelques 4h30 de route plus tard, j’arrive avec presque 2h de retard à un “arrêt de bus“, qui n’est autre qu’un petit shop littéralement perdu au milieu de nulle part.
Je m’interroge : j’espère que je suis au bon endroit et que mes hôtes auront eu la patience de m’attendre.

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Dehors, une douzaine de cambodgiens fait le pied de grue sur le bord de la route, portant à bout de bras des pancartes, toutes faisant la réclame de leur Guest House. Un peu plus loin, à l’écart, Mr Chan Thaychheoung et son fils Chan Senghong sont là. Ils m’attendent, le sourire aux lèvres et me font de grands signes. Quel accueil ! Nous ne nous connaissons pas encore mais j’aime déjà cette famille. Ils dégagent une telle énergie positive. 
L’aventure vin peut enfin commencer. Et commence par un mémorable diner. 

Chan Thay Chhoeung Winery, l’unique

Mr Chan Thaychheoung a une histoire aussi touchante. Amoureux de vin dès l’âge de 21 ans, il décide à l’époque d’acheter une vingtaine de pieds de vigne, qu’il tente de faire pousser dans son jardin. L’échec. Mettant son rêve de côté, il devient fermier, et comme beaucoup d’autres producteurs dans la région, fait pousser des oranges. Mais la compétition est forte autour de chez lui.

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Il se met donc à réfléchir : il aimerait faire pousser un fruit différent de ceux des autres fermiers cambodgiens. Il se souvient alors de sa tentative infructueuse de jeunesse et l’idée lui prend de se mettre à contre courant de la profession en faisant pousser du raisin – chose unique dans le pays.

Mr Chan Thaychheoung commence prudemment avec 9 plants du cépage rouge black queen, histoire de voir. Il réussit son premier vin en 2004, avec quelques bouteilles produites pour les amis et la famille. C’est la révélation. Chan Thay Chhoeung Winery est né. Dans la foulée, il plante 3 hectares de black queen et quelques pieds de shiraz, un cépage qu’il affectionne tout particulièrement. Un investissement conséquent et un pari risqué : il joue toutes ses économies.

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Travailleur infatigable, il agrandit petit à petit son vignoble, toujours en réinvestissant chaque sou de son petit capital. En 2013, il achète des pieds de shiraz en provenance d’Israël et plante 3 hectares supplémentaires. Aujourd’hui, il en compte 10 hectares.
Pour l’heure l’équipement est modeste. Le vin est vinifié dans des bonbonnes en verre. Qu’importe, Rome ne s’est pas construite en un jour. Ils viennent d’ailleurs d’investir dans 3 cuves inox made in China pour l’an prochain, avec une capacité totale de production de 7 000L.

Jus de fruit, éducation et pédagogie

Cette année, la saison des pluies a été très intense et la récolte n’est pas à la hauteur. 

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Résultat, pas de vin produit et un focus sur l’élaboration d’un (excellent) jus de raisin organique maison 100% syrah, qui fait le bonheur des papilles et dont je me suis délecté à de nombreuses reprises.

Nous dégustons la production de l’an passé. Un vin atypique, également issu du cépage syrah et loin des standards européens. Mais qui remis dans son contexte et accompagné de quelques glaçons (c’est une coutume ici), rafraîchit le palais et accommode très bien les plats à base de légumes fermentés.

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Mr Chan Thaychheoung me fait visiter avec beaucoup de fierté le jardin pédagogique qu’il a créé en face de chez lui. Un véritable musée à ciel ouvert, où les cambodgiens viennent en nombre admirer la vigne, une plante qui jusqu’alors leur était inconnue.

“Il est important que nous éduquions les locaux en leur montrant à quoi ressemble une vigne et comment pousse une grappe de raisin“. Un véritable succès, où chacun des touristes en visite semble repartir conquis, sirotant un verre de jus de syrah à la paille. 

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Et il y en a pour tous les publics. Nous croisons même un groupe de moines curieux venus découvrir cette nouvelle attraction, aussi ludique qu’indispensable. Bravo !

Bambou Train & Angkor : deux incontournables

Un peu de fun ce week-end, avant le départ pour le Vietnam, à bord du “train de bambou“, une attraction incontournable dans la région de Battambang que j’ai le plaisir de découvrir avec la famille Chan. Il s’agit d’un genre de draisine motorisée constituée d’une plate-forme de bambou, qui permettait dans les années 70′ au personnel chargé d’entretenir les voies ferrées de se déplacer, puis dans les années 80′ à amener les soldats et leurs alliés vers le front.

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Ce qui en fait son charme et son attractivité indéniable pour les touristes du monde entier : un seul rail pour deux sens de circulation. Du coup, lorsque l’on rencontre un train arrivant dans l’autre sens, on s’arrête et on démonte l’un pour laisser passer l’autre. Et à une vitesse maximum de 50km/h, ça secoue drôlement. Mieux vaut garder une main sur son chapeau.

Autre lieu immanquable et des plus spectaculaires : Angkor, à Siem Reap, avec ses temples classés au patrimoine mondial par l’UNESCO. Lever à l’aube (les guichets ouvrent à 5h du matin et sont pris d’assaut), pour un moment inoubliable et magique.

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Voir se lever le jour sur le temple d’Angkor Vat – le plus grand des temples du complexe – est un moment unique. Il y a un côté mystique à voir se dessiner soudain dans la nuit les colonnes gigantesques de cet édifice sculpté de toutes parts. Comme le monde est beau quand il est vu sous cet angle…

Alors bien sûr, le Cambodge présente (encore) toutes les difficultés pour l’élaboration de vin : des températures extrêmes, une saison des pluies en été et une forte humidité constante. Sans compter un manque d’accès à des équipements de pointe. Qu’importe. Ici, on fait du vin avec les tripes, tout est vendu sur place, et en plus les gens reviennent. Comme quoi, un vin peut toujours trouver chaussure à son pied.

WineExplorers’ment vôtre,
JBA

 

Merci à Mr Chan Thaychheoung et à sa famille pour leur accueil extraordinaire et pour m’avoir ouvert leur maison avec tant de simplicité et de gentillesse. Merci à son fils, Chan Senghong, pour avoir été un si bon guide et pour m’avoir fait découvrir la magie de Battambang. Enfin, merci à Visooth Lohitnavy (propriétaire du domaine GranMonte en Thaïlande), pour cette précieuse mise en relation.

Christophe Durand, un Normand Sud-Africain dans le vignoble

 « J’aime le vin mais il faut qu’il soit bon »

Ancien mannequin professionnel et passionné de karaté, rien ne prédestiné Christophe Durand à la viticulture. Et pourtant. Rencontre avec un autodidacte éclairé.

Christophe Durand dans son vignoble à Perdeberg

Christophe Durand dans son vignoble à Perdeberg


WINE EXPLORERS : Avant de porter la casquette de vigneron pour ton domaine, Vins d’Orrance, il semblerait que tu aies eu mille et une vies. Quel parcours t’a amené jusqu’à l ‘Afrique du Sud?
CHRISTOPHE DURAND : J’ai découvert ce magnifique pays qu’est l’Afrique du Sud en 1989 alors que j’y étais mannequin pendant six mois. Je m’étais toujours promis d’y retourner un jour. Ce n’est que quelques années plus tard, à la suite de ma séparation avec ma première épouse, elle même Sud Africaine, que j’ai décidé de tout plaquer afin d’être auprès de ma première fille, Ameena.
Arrivé de ma Normandie natale avec mes gros sabots pour repartir à zéro n’a pas été facile. J’ai donc commencé par décrocher des petits boulots alimentaires, passant de serveur à garde du corps. La vie est faite de belles rencontres et d’opportunités qu’il faut savoir saisir. Ma rencontre au Cap avec Claude Gillet, propriétaire d’une tonnellerie Bourguignonne, fut mon 1er tournant dans le vin et un bouleversement dans ma vie. Croyant en moi, non seulement il me choisit comme son agent sud-africain, mais avant tout, il me transmit sa passion du vin et son amour pour la Bourgogne. Mon engouement et ma curiosité pour le monde de la tonnellerie ont fait que ma société eu un succès immédiat. En seulement trois ans j’avais déjà 10 % du marché.

WE : Qu’est- ce qui t’a poussé à faire ton propre vin?
CD : Au fil de ces trois premières années passées au contact des producteurs Sud Africains, j’ai fait des essais pour le plaisir. Je me suis découvert un style et j’ai eu envie de me lancer en 2000 avec mon premier vin, sous le nom de Cuvée Ameena, prénom de ma première fille qui a maintenant 20 ans. Ne venant pas d’un milieu de vignerons, j’ai dû apprendre vite, très vite, et je me suis découvert une passion qui n’allait plus jamais me quitter. Avec de maigres moyens, j’ai appris sur le tas, beaucoup lu, dégusté, pour me former le palais, regarder de bons vignerons travailler en cave et également écouter tous conseils venant à ma rencontre, les bons et les beaucoup moins bons.

WE : Quelle est ta philosophie concernant le vin que tu produis? Les vins que tu aimes boire?
CD : Dénicher de beaux terroirs et laisser faire la nature, voilà ma philosophie. Travailler dans les vignes, récolter les plus beaux raisins possible et une fois en cave, intervenir le moins possible, simplement en surveillant la vendange, comme on surveille un enfant qui fait ses premiers pas.
J’aime les vins gourmands, gouleyants, qui reflètent leur terroir, les vins sexy de la Bourgogne, les grandes dames Bordelaises, les dentelles rouges de la vallée du Rhône, la précision des grands Alsaciens, la minéralité des Sancerres. J’aime le vin mais il faut qu’il soit bon.

WE : Peux-tu nous parler de tes 3 cuvées?
CD : La Cuvée Ameena issue de vignes de Syrah. La moitié plantée en gobelet, dans la région du Swartland, plus précisément à Perdeberg, un terroir apportant de la structure et des fruits noirs. L’autre moitié venant de la région d’Elgin, plus près de la mer, pour offrir au vin de l’élégance, des épices et du poivre blanc, un arôme que je recherche avant tout dans la Syrah. Les deux parcelles, une fois récoltées, feront leurs fermentations séparément, puis seront assemblées afin de vieillir en fut de chêne français pendant 18 mois.
La Cuvée Anaïs, prénom de ma deuxième fille âgée de 9 ans, est un 100% Chardonnay également issue de deux très belles vignes, l’une à Elguin, l’autre à Franschhoek et qui apportent au vin de l’équilibre, de l’élégance et de la minéralité, avec de belles longueurs.
Le dernier est un Chenin blanc appelé Kama, en l’honneur de mon épouse d’origine Indienne. Ce vin qui en sanscrit signifie  » le plaisir des sens » est issu d’une seule vigne, 100% en gobelet, sur un sol très pauvre et aride permettant au chenin blanc de donner le meilleur de lui même. Ce vin et celui que je chouchoute le plus car plus fragile et sensible à l’oxydation.

WE : En quoi ta rencontre avec Claude Gilois, fondateur de Vins du Monde, puis de Chasseur de Crus, a-t-elle été le grand tournant de ta vie dans le vin?
CD : Ma rencontre avec Claude Gilois, que j’aime appeler mon “père Spiritueux“, a tout déclenché. C’est lui qui ma découvert, via mes vins. Il a commencé à m’importer en France en 2003, et de fil en aiguille, grâce au bouche à oreille, nous nous exportons aujourd’hui dans 14 pays. Il m’a guidé, exposé au monde du vin, m’a fait rencontrer beaucoup de grandes personnalités de ce milieu, ce qui était pour moi une opportunité unique, n’étant pas issu d’un milieu viticole. Il m’a aidé à affirmer mon style et à ne pas changer de cap. Je lui dois beaucoup.

Christophe Durand & Claude Gilois - Waterfront, Cape Town

Christophe Durand & Claude Gilois – Waterfront, Cape Town


WE
 : Ta plus grande émotion sur un vin Sud-Africain? Sur un vin du monde en particulier?
CD : Ma première grande émotion sur un vin Sud-Africain… un Cabernet Sauvignon 1998 de chez Neil Eliis, parfaitement réussi avec des raisins de Stellenbosch. Pour le reste, Ornellaia 1992 ou encore un Charmes Chambertin 1949 de chez Laporte, et plus récemment, un Château Clinet 2007. Je ne cesse de découvrir ce monde passionnant qu’est celui du vin…

WE : Peux-tu nous en dire plus sur ta nouvelle cave en plein centre de Cape Town?
CD : Nous étions, mon épouse  et moi, à la recherche d’un local dans le centre de Cape Town depuis quatre ans, afin de pouvoir y produire et élever nos vins, mais également de pouvoir les proposer à la dégustation et à la vente sur place. Chose qui n’était pas toujours évidente auparavant car je louais un local chez un autre producteur.
Nous avons par bonheur déniché un endroit vieux de 300 ans faisant partie du bâtiment Heritage Square, officiellement daté de 1771, en plein centre de la ville. C’est une chance inouïe d’avoir mis la main sur ce lieu chargé d’histoire grand de 320m2 et doté d’une fraîcheur naturelle avec une température constante de 20 degrés (murs épais de 60cm) Nous pouvons y trouver les traces d’anciennes cheminées, portes ou encore fours.

WE : Des projets futurs?
CD : Comme on dit en Anglais, “the sky is the limit“… Cette année je rentre de la Roussane, un cépage rhodanien passionnant, et l’année prochaine je commence à produire du Pinot Noir, avec l’étiquette du domaine.

Wine Explorers’ment votre,
JBA

 Plus d’informations sur Vins d’Orrance : www.vinsdorrance.co.za

5 coups de cœur d’Afrique du Sud !

(hors Pinotage)

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1-    Strandveld Sauvignon Blanc 2013, domaine Strandveld
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100% Sauvignon Blanc
Un domaine viticole situé à Elim, région la plus au Sud de l’Afrique et dont les vignes sont ce que l’on appelle « front de cap », c’est à dire qu’elles font face à l’océan (les vignes du domaine Strandveld sont en moyenne à 6 km de la mer). L’air marin apporte de la fraîcheur à la vigne.
J’aime à rêver – c’est un avis très personnel mais que j’ai déjà vérifié sur 3 millésimes sur ce vin (2009, 2010 et 2013) – que cet air chargé d’iode donne aux vins, surtout les blancs, un léger côté salin.
Dégustation : un nez d’herbes fraîches et d’asperge, caractéristique du clone SB316, parfois vu comme un défaut, mais qui en réalité est une merveille de pureté. Très belle fraîcheur en bouche, de la longueur. C’est souple et ça termine sur de la poire et des agrumes. Ça donne envie de manger des poissons grillés, des plats grecs… Un régal !
Œnologue : Conrad Vlok, au domaine depuis 2004.
Prix départ caveau : 98 rant (environ 6.90€)
Plus d’informations : www.strandveld.co.za

2-    Kama Chenin Blanc 2013, du domaine Vins d’Orrance
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100% Chenin Blanc
Un très joli chenin blanc tout droit venu du Swartzland, région réputée pour son climat plus continental (plus frais), offrant des vins élégants et sur le fruit.
Dégustation : nez de fruits exotiques (ananas, passion), très agréable ; pêche blanche, petites notes d’abricot en finale. Joli gras en bouche, ample. Une belle fraîcheur. De la longueur. Une amertume en finale qui soutient bien le vin. Délicieux. Pourquoi pas une salade de langoustine ou un carpaccio de thon en accompagnement.
Œnologue/propriétaire : Christophe Durand. Son 1er millésime remonte à 2004.
Prix départ caveau : 100 rant (environ 7€)
Plus d’informations : www.vinsdorrance.co.za

3-    Morkel Malbec 2010, du domaine Bellevue
M93A7333_EDT100% Malbec
Domaine situé dans la région de Stellenbosch – probablement la région viticole la plus connue en Afrique du Sud, Bellevue possède de jolis sols d’argile et de grès. La particularité du domaine est d’être entouré d’arbres, les “Blue gum“, qui dit-on ici, donnent aux vins des parfums de cassis.
Dégustation : nez de cassis, de myrtille et d’eucalyptus, un peu mentholé en finale. Un gout de bonbon au cassis très délicat en bouche. Des tannins fins et souples. Frais. Très joli. De la longueur. Irait très bien avec un lapin aux pruneaux.
Œnologue/propriétaire : Dirk Morkel
Prix départ caveau : 95 rant (environ 6.65€)

Plus d’informations : www.bellevue.co.za

4-    Trilogy 2010, du domaine Warwick
M93A7538_EDTAssemblage de Cabernet Sauvignon (60%), Cabernet Franc (30%) et Merlot (10%)
Warwick, domaine membre de la “Biodiversité et des Initiatives autour du Vin“, se situe également dans la région de Stellenboch.
Dégustation : nez de fruits rouges (groseille) qui tend vers le cassis. Légèrement herbacé au. Très joli vin aux tannins souples et charnus. Vin de garde. Fraîcheur et équilibre en bouche. A carafer aujourd’hui et à boire dans les 10 prochaines années. A associer avec un rôti de bœuf aux girolles par exemple.
Œnologue : Nic Van Aarde ; Propriétaire : Mike Ratcliffe
Prix départ caveau : 275 rant (environ 19.25€)
Plus d’informations : www.warwickwine.com

5-    Integer Syrah 2007, du domaine Hoopenburg
M93A9456_EDT100% Syrah
Hoopenburg se situe sur la route de Stellenbosch, à 30 minutes de Cap Town. Bénéficie d’un microclimat tempéré apportant de la fraicheur aux vins.
Dégustation : nez de fleurs (violette) et de réglisse avec des épices très subtiles en finale. Intense et frais en bouche. Tannins souples, amples. Assez long. Fruit charnu avec des épices soutenues (poivre gris). Nous l’avons dégusté avec un civet de biche mariné…sublime !
Œnologue : Helanie Olivier, depuis aout 2013
Prix départ caveau : 110 rant (environ 7.70€)
Plus d’informations : www.hoopenburgwines.co.za

Bon…impossible de me limiter à 5 vins…pas après avoir bu un Crystallum Paradisum !

Crystallum Paradisum 2011, domaine Crystallum
Paradisum 2011
Le vin est un assemblage de Shiraz (50%), Grenache (38%) et Cinsault (12%), produit dans la région de Walker Bay
Dégustation : arômes de cerises, fraises, mûres et un soupçon de cuir, clous de girofle et la cardamome en finale. Grande intensité, de la saveur en bouche, avec des tanins bien intégrés et une finale équilibrée et rafraîchissante. Belle profondeur. A boire dans les 2-3 prochaines années.
Propriétaires/œnologues : Andrew et Peter-Allan Finlayson, fils du légendaire vigneron sudafricain Peter Finlayson, qui fut le premier à planter du Pinot Noir dans la valley de Hemel-en-Aarde.
Prix moyen constaté sur le web 
: environ 39€
Plus d’informations www.crystallumwines.com

Wine Explorers’ement votre,
JBA