La Hongrie, bien plus que des grands liquoreux

« Il n’existe pas un village hongrois sans une cave ».
Voilà qui résume bien la culture du vin en Hongrie, ancrée dans l’histoire depuis l’Antiquité et la conquête de la rive sud du Danube par les Romains.

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Ayant souffert du communisme jusqu’à la fin des années 90 – comme de nombreux pays de l’Europe de l’Est – le vignoble hongrois se restructure petit à petit, avec un retour progressif à des vins de qualité. Le pays compte aujourd’hui quelques 150 000 hectares de vigne(1), répartis sur 22 régions.
D’est en ouest, focus sur deux d’entre elles : Tokaj et Etyek-Buda.

Tokaj, terre d’aszú et de puttonyos

En arrivant depuis Budapest, la route n’est qu’une succession de champs verdoyants. Puis soudain, surgissent de petites montagnes en forme de dômes, tels des champignons tout juste sortis de terre. Sur ces collines, de la vigne plantée en coteaux.

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Bienvenue à Tokaj, 3ème plus grande appellation hongroise avec 5500 hectares plantés(2). Une ancienne région volcanique sur les contreforts des Carpates, classée au Patrimoine mondial de l’Humanité depuis 2002, où l’on comptait autrefois plus de 400 volcans en activité.

Ici on parle aszú et puttonyos. Coincé entre les rivières Tisza et Bodrog, le vignoble de Tokaj bénéficie de conditions idéales pour le développement du fameux Botrytis cinerea. Une fois les raisins atteints de pourriture noble récoltés grain par grain (!), ce sont ces unités de mesure qui vont déterminer le niveau de sucre et la concentration des vins(3). Ces derniers sont vieillis au moins trois ans dans des caves traditionnelles, où se développe sur les murs un champignon noir, le Cladosporium Cellare, qui aide au développement du vin.

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Nous visitons avec admiration les tunnels naturels que forme la cave d’1km du Château Dereszla, où pas moins de 1000 barriques couvent amoureusement une partie de l’or liquide de Tokaj, dans une humidité constante de 90%.

Quelques grands liquoreux hongrois issus du cépage furmint, dégustés lors de notre périple :
Tokaji Muskotaly Réserve 2003, du Château Dereszla (“Coup de Coeur“ Wine Explorers)
Tokaji Aszú 2006, du domaine Samuel Tinon
Tokaji Aszú 6 Puttonyos 2008, du domaine Demeter Zoltán
Tokaji Aszú 6 Puttonyos 2008, du domaine Grof Degenfeld
Tokaji Aszuescencia 2003, du domaine Erzsébet Pince

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Un vignoble en pleine mutation tourné vers les vins blancs secs

La région de Tokaj n’est pas qu’une (grande) région de liquoreux. Au contraire, il est important de s’y diversifier avec une production de vins blancs secs. « La production du dernier Aszu remonte à 2010 dans la région. Depuis, les conditions climatiques ne permettent pas la production de liquoreux ; ou bien une production en quantités extrêmement faibles. Et les petits domaines qui ne font que des vins liquoreux sont actuellement en danger », nous explique László Kalocsai, directeur du Château Dereszla, au cours d’une dégustation de vins blancs secs pris sur cuves passionnante (en vue d’assemblages).

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De plus, la région reste la plus pauvre de Hongrie(4) avec 4/5 du vignoble géré par des agriculteurs qui ont moins d’un hectare en moyenne et n’arrivent pas à en vivre. Un programme gouvernemental a ainsi été mis en place pour développer le tourisme dans la région de Tokaj. Avec un budget de 300 M€ qui s’étale de 2013 à 2020, il est supposé aider en priorité les petits domaines familiaux(5).

Quelques très jolis vins hongrois (hors liquoreux) dégustés :
Ré:serve 2012, du domaine Abraham Pince (100% furmint)
Tokaj Szamorodni 2007, du domaine Samuel Tinon (“Coup de Cœur“ Wine Explorers)
Tokaji Kabar 2013, du Château Dereszla (100% kabar – un cépage unique à Tokaj, avec seulement 11 hectares)
Cabernet Franc 2012, du domaine Demeter Zoltán
Kékfrankos 2013, du domaine Etyeki Kúria (100% kékfrankos, équivalent du blaufränkisch autrichien)

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Une production de vins effervescents se développe également en Hongrie depuis environ 8 ans. Le domaine Grof Degenfeld, converti organique depuis 2008 et produisant une délicieuse cuvée “Furmint Sparkling Brut 2011“, en est un bel exemple.

Samuel Tinon, le génie discret de Tokaj

Samuel Tinon est né dans les vignes à Sainte-Croix-du-Mont, une autre belle région de liquoreux(7). En 1991, il a 21 ans quand il arrive en Hongrie. Samuel apprend le hongrois sur place et devient rapidement directeur de la Royal Tokaj Wine Company, la première joint venture entre l’est et l’ouest, créée en 1989. Il a déjà de l’or dans les doigts. En 1999, il crée son vignoble avec 5 hectares sur l’appellation Tokaj.

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Avec sa femme Mathilde Hulot – correspondante pour de nombreuses revues viticoles et co-auteur d’ouvrages viticoles de référence(6) – ils s’installent sur la commune d’Olaszliszka en 1998, au coeur du grand cru Hatari.

Samuel cultive deux cépages : le furmint et l’harslevelu, plantés sur des sols d’argile, de tuff et de lœss, sur les coteaux du Zemplén (pente entre 30 et 40% orientée plein sud). Parmi ses vins – qui, je dois le reconnaître, sont tous délicieux – un m’a littéralement mis KO : son Szamorodni sec. Un vin – ou plutôt une méthode à la base – qui signifie « comme il vient » en polonais, à une époque où les travailleurs ramassaient les grappes botrytisées entières (et non pas grain à grain).

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Samuel en fait une version en sec avec un élevage sous voile. Un vin unique au monde et qui fait partie à ce jour des grand coups de cœur Wine Explorers, tant pour sa complexité, que pour l’émotion qu’il nous a procuré. Un pur moment de méditation.

Etyek Buda, l’autre visage (prometteur) du vignoble hongrois

La région d’Etyek est connue pour le vin depuis 200 ans ; notamment ses sols de craie et sa production de vins effervescents. Pourtant, elle ne fait pas toujours figure de favorite lorsque l’on parle des vins hongrois. À tort…

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Le domaine Etyeki Kúria en est un formidable exemple de réussite. Débuté en 1996, il s’est notamment fait un nom grâce à sa production de vins rouges ; excellents avec les cépages pinot noir et kékfrankos. Sára Matolcsy, la propriétaire, a fait appel à Sándor Mérész en 2009 – l’un des grands œnologues du pays – pour la gestion des 26 hectares (plus 17 hectares dans la région de Sopron).

À eux deux, ce duo de choc fait d’Etyeki Kúria l’un des fleurons de la région.

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Conclusion (incontournable) sur l’Eszencia, un nectar très rare que nous avons eu le plaisir de découvrir au Château Dereszla et qu’il faut goûter au moins une fois dans sa vie tant ce vin liquoreux est une explosion de parfums et de saveurs. Pourquoi ? Imaginez un sirop de raisin en réalité, issu des meilleurs raisins botrytisés vendangés grain par grain, fermentant parfois plus de vingt ans en bonbonne de verre, avec plus de 600g de sucre, moins de 3° d’alcool et 17g d’acidité… Voilà, tout est dit.

WineExplorers’ment vôtre,
JBA

 

Merci aux domaines Château Dereszla, Grof Degenfeld, Erzsébet Pince, Demeter Zoltán, Samuel Tinon, Abraham Pince, Tokaj-Hétszőlő et Etyeki Kúria pour leur accueil chaleureux.
Merci à Gergely Somogyi, éditeur chez Tokaj Today, pour nous avoir si bien guidés dans nos pérégrinations viticoles à Tokaj. Pour plus d’info sur les visites de vignobles organisées par l’agence dans la région de Tokaj : www.tokajtoday.com.

(1) Source : Sommeliers International
(2) Sur les 11 000 hectares d’appellation Tokaj en Hongrie, seulement 5 500 hectares sont plantés.

(3) Une unité d’aszú équivaut à 25 kg. Après macération, le vin est filtré et de nouveau mis en fût de chêne pour vieillir pendant au moins deux ans. Puis il est mis en bouteilles et reste en cave au moins trois ans, dont deux en fût de chêne. Le vin ainsi obtenu, appelé « Tokaji Aszú », est commercialisé dans des bouteilles de 50 cl. Ainsi, 4 puttonyos signifie un minimum de 90 g/L, 5 Puttonyos minimum 120 g/L, 6 Puttonyos minimum 150 g/L et Aszú Eszencia minimum 180 g/L.
(4) Avant la seconde Guerre Mondiale, plus de 25% de la population était juive. Beaucoup d’entre eux ont été déportés et la région s’est industrialisée et mécanisée, entraînant chômage et pauvreté.
(5) D’après un calcul du gouvernement, il faut en moyenne 10 hectares à un producteur pour réussir à vivre de sa production. => Une personne qui viendrait s’installer dans la région recevrait 10 hectares, gratuits sur 30 ans (déjà plantés) + 30K€ + 60K€ d’un crédit avec des intérêts à 1,9% sur 20 ans + un contrat d’achat pour l’achat des raisins + programme de marketing du vin pour la promotion de Tokaj.
(6) Quelques ouvrages de référence sur le vin co-écrits par Mathilde Hulot : Le petit Larousse des Vins : Connaître, choisir, déguster, 1900-2000 : Un siècle de millésimes, Visages de Vignerons-Figures du Vin, Voyage au-dessus des vignobles de France ou encore Les 100 vins cultes. Pour plus d’info sur Mathilde Hulot : http://mathildehulot.com.
(7) Le sainte-croix-du-mont, ou appellation sainte-croix-du-mont contrôlée, est un vin français d’appellation d’origine contrôlée produit sur la commune de Sainte-Croix-du-Mont. Avec les appellations cadillac et loupiac, ils forment ensemble une petite région produisant des vins liquoreux au sein du vignoble de l’Entre-deux-Mers, dans le vignoble de Bordeaux. L’AOC sainte-croix-du-mont s’étendant sur 500 hectares plantés des cépages sémillon, sauvignon, et muscadelle.

La Slovaquie, un vignoble de charme en pleine reconstruction

On ne peut que s’émerveiller devant la beauté du vignoble slovaque.
Vieux de 3000 ans, il se concentre dans le sud du pays, le long des Carpates(1).

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Après avoir été durement marqué par plus de 40 ans de socialisme réel(2) et la collectivisation des vignobles par l’État, le secteur viticole slovaque est désormais en plein boom et regorge de domaines plus intéressants les uns que les autres. Certains ont fait le choix de la production, achetant exclusivement leurs raisins aux viticulteurs. D’autres, plus récents, ont investi dans la vigne et créé leur propre domaine. Rencontre avec trois d’entre eux.

Une viticulture moderne qui a souffert du “socialisme réel“

Passé de 30 000 hectares en 1990, à moins de 17 000 hectares aujourd’hui(3), le vignoble slovaque se reconstruit lentement.

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Après la Révolution de velours de 1989, les sociétés viticoles étatiques commencent à péricliter. Les vignerons, jusqu’alors tenus de leur vendre leurs raisins, se retrouvent en grande difficulté. Deux solutions s’offrent à eux : continuer à vendre à d’autres établissement viticoles naissants, ou bien mettre le vin en bouteille et fonder leur domaine.

Pour aider la viticulture à se remettre sur pied, la Slovaquie – après avoir obtenu son indépendance en 1993 – prend la décision d’appliquer une politique protectionniste sur les vins à l’importation, encourageant ainsi une progression qualitative de la production locale pendant près de 10 ans(4). Permettant ainsi aux vignerons de vendre toute leur production en Slovaquie à bas prix, sans concurrence étrangère.

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Divisé en six régions – Petites Carpates et Slovaquie orientale à l’ouest, Nitra et Slovaquie centrale au sud, Slovaquie méridionale et Tokaj à l’est – le vignoble slovaque se tourne désormais vers une production plus qualitative. Pour preuve, un système d’appellations contrôlées est mis en place en 2009.

Mrva & Stanko, l’exemple réussi d’achats maitrisés

Créé en 1997, le domaine Mrva & Stanko est né de la rencontre de deux hommes. Mr Mrva, vigneron de talent ayant fait ses armes dans de nombreux pays d’Europe, et Mr Stanko, homme d’affaires slovaque. Ils commencent avec 12,000 bouteilles et font tout de suite le choix d’acheter à des producteurs pour se concentrer exclusivement sur l’investissement dans l’équipement (chai, cuverie, barriques…).

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“En Slovaquie, c’est normal de séparer la partie vignoble de la partie production. Un hectare coûte très cher“, explique Mr Mrva, qui confie avoir préféré partir vinifier en Autriche pendant la période communiste. Compréhensible lorsque l’on est passionné et que l’on souhaite produire de jolis vins.
Produisant aujourd’hui 400,000 bouteilles, le domaine Mrva & Stanko a bien grandi mais reste pourtant qualitatif, n’achetant des raisins qu’à 2h30 de voiture maximum du site de production, pour un meilleur contrôle régulier de la conduite de la vigne. Ainsi, les viticulteurs sous contrat avec lesquels ils travaillent, se situent tous aux envions du 48e parallèle nord (équivalent de Vienne en Autriche, Munich en Allemagne, ou Brest en France).

Nous rencontrons un vigneron travaillant pour Mrva & Stanko. “Nous collaborons main dans la main et travaillons la vigne selon les recommandations de Mr Mrva. Chacun y trouve son compte et c’est très agréable“, explique-t-il.

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Nous terminons par la visite des caves du domaine. Des casiers privés y ont été créés et sont loués à des clients fortunés pour y stocker les grands vins du domaine (un système que nous avions pu observer en Chine). Une démarche qui semble plaire à une clientèle longtemps privée de belles bouteilles. Comptez 600€/an pour un casier d’une centaine de bouteilles.

Tajna, le renouveau de la viticulture indépendante

Nouveau projet viticole très prometteur, le domaine Tajna est un formidable exemple du renouveau viticole slovaque. Partis de zéro, Rastislav Demes et son père plantent 16 hectares en 2011, sur la commune du même nom. “Une liberté d’action totale pour nous, tant dans le choix des cépages, que dans la conduite de la vigne et des équipements utilisés“, s’enthousiasme Rastislav.

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Avec son chai dernier cri entièrement automatisé, il n’a pas lésiné sur les moyens pour produire de grands vins. “C’est dans les détails que l’on fait la différence“.
Lors de la dégustation des vins, Rastislav nous propose de choisir la musique de notre goût. Très classe. L’ambiance jazzy est propice à un moment de travail et de convivialité. Et les vins du domaine, bien qu’issus de jeunes vignes, sont déjà très prometteurs – minéraux, droits et gourmands.
“Le substrat géologique des régions viticoles slovaques est très varié : du calcaire au granit, en passant par des roches volcaniques, des sédiments fluviaux et éoliens, la typicité du «terroir» slovaque est incontestable“ selon Rastislav.

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Nous terminons la journée par un délicieux Perkelt cuisiné par son papa, un repas traditionnel à base de viande marinée et de pommes de terre. Un régal.

Quelques vins slovaques dégustés lors de notre périple :
Rizling Vlassky Tramin 2014, du domaine Tajná (80% rizling vlassky, 20% tramin)
Vinolovca Exclusive 2013, du domaine HR Winery (70% rizling vlassky, 30% pinot gris)
Cuvée 2012, du domaine MRVA & Stanko (hron, vah, rimava, rudava)
Pinot Noir 2013, du domaine Tajná
Cabernet Sauvignon Barrique 2012, du domaine HR Winery

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HR Winery, une histoire de femmes avant tout

Créé en 2012, HR Winery est l’histoire d’un passionné de chasse et de vin, qui réussit à faire l’acquisition d’un vignoble de 230 hectares de vignes de plus de 30 ans. Souvent en déplacement pour assouvir sa première passion, il confie les rênes du vignoble à deux femmes. Beata Saskova, oenologue. Et Mila Kissová, la directrice des ventes. Toutes deux forment un duo de choc pétillant et plein d’énergie.

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En pleine visite du vignoble avec Beata, nous sommes amusés par la radio qui se met soudainement à chanter sur les hauts-parleurs du village, alternant deux morceaux de musique traditionnelle et un flash info pendant cinq bonnes minutes. Il est 15h. C’est l’heure de la réclame !

Nous ne découvrons pas moins de 26 cépages différents sur le domaine. Parmi eux, quelques uns sont emblématiques du pays, comme le rulandské biele (pinot blanc), le devín, le pálava ou le rizling rýnsky (riesling rhénan) en blanc ; le frankovka modrá, le svätovavrinecké (saint-laurent) ou le rulandské modré (pinot noir) en rouge. Aux côtés de variétés plus internationales.

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Au retour de la visite, nous improvisons une dégustation et une séance photo dans une salle remplie d’animaux empaillés. Les “trophées“ du domaine. Plutôt spécial.

Impossible de conclure cet article sans évoquer le célèbre vin de Tokaj.
Connu comme étant le “vin des rois, roi des vins“ en Hongrie, il fait l’objet de bien des dilemmes entre les deux pays depuis la Deuxième Guerre mondiale. Bien que la Slovaquie ait légitimement droit à l’appellation Tokaj et puisse en produire, seule la Hongrie est habilitée à le commercialiser au sein de l’Union Européenne. Une frustration de taille pour les slovaques.
Quoi qu’il en soit, l’avenir viticole du pays est bien là et son essor est encourageant. Un pays à découvrir d’urgence.

WineExplorers’ment vôtre,
JBA

 

Merci aux domaines MRVA & STANKOHR Winery et Vino Tajná pour leur accueil chaleureux. Merci également à Miklós Jobbágy et Guyard Paul pour leurs précieuses recommandations de domaines.

(1) Source : Office national slovaque des statistiques
(2) Les partis socialistes connaissent dans le monde entier des scissions au cours des années 1920 ; se trouvant dès lors en compétition avec des partis communistes qui se réclament du « socialisme réel » (ou « socialisme réellement existant ») appliqué par l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), ce dernier pays étant proclamé « patrie du socialisme ».
(3) Source : Office national slovaque des statistiques
(4) C’est au moment de l’adhésion de la Slovaquie à l’UE le 1er mai 2004 que les producteurs ont dû rapidement affronter une concurrence internationale importante.